Les Gorges du Pont du Diable
LA VERNAZ
Description
Ce site a été aménagé à partir de 1893 et a obtenu son classement en 1908. Il est depuis 2012, un site emblématique du Géoparc mondial UNESCO du Chablais.
Il offre une sympathique et rafraîchissante balade en été, et un aperçu des forces naturelles, toujours en œuvre...
La promenade commence à travers une magnifique forêt de hêtres ; elle se poursuit quelques soixante-dix mètres plus bas, par un aménagement ancré dans la roche. Un premier escalier traverse un chaos d'énormes blocs encastrés entre les parois et nous livre un spectacle inattendu : la Dranse coule à près de cinquante mètres sous nos pieds, au fond d'un véritable gouffre...
Les plus téméraires pourront tenter l’expérience de «PAS DU DIABLE» : une structure en verre située à 60m de haut.
La Dranse de Morzine s’engouffre aujourd’hui dans des gorges calcaires, dominées par une arche imposante : le Pont du Diable. Les panneaux du Geopark vous dévoile sa légende et vous invite à guetter, sur les escarpements avoisinants, les chamois funambules des rochers et lécheurs de pierre.
Situées sur le parcours de la Dranse de Morzine, les gorges du Pont-du-Diable offrent un exemple d'érosion dans les préalpes calcaires du Chablais, en Haute-Savoie.
La rivière, alors qu'elle se trouvait déjà dans une vallée encaissée, a rencontré une barrière de calcaire — les rochers de la Garde — remontant au crétacé, puis recouvert à nouveau au jurassique. Cette configuration, a été érodée au fil du temps par cette rivière impétueuse, formant ainsi un défilé.
Les parois se déploient comme d'immenses draperies et de curieuses excavations, les "marmites de géants" qu'ont creusé les tourbillons du torrent, renforcent le caractère fantastique du site. Tout au long du parcours, l'érosion a produit de véritables sculptures dans un matériaux de choix : un marbre gris "coussin géologique" de celui exploité dans la carrière de la Vernaz. Les ruissellements l'ont recouvert de dépôts richement colorés et si vous êtes un promeneur matinal, le soleil vous offre vers dix heures une palette magique : gris, verts, ocres et bleus évoluent au gré des premiers rayons.
Ces gorges furent à l'origine un lit souterrain creusé par des eaux infiltrées. Le chaos qui en obstrue la partie supérieure provient de la dislocation de sa voûte.
Autre vestige de cet effondrement, un bloc isolé forme, à plus de trente mètres au-dessus du torrent, une arche imposante : le "Pont du Diable".
Cette pierre était initialement le chemin principal reliant la Forclaz au reste de la vallée. Elle était utilisée comme un pont naturel et présentait un certain risque. En effet, de nombreux accidents sont survenus notamment la nuit où des personnes chutaient dans la Dranse juste en dessous. C’est de là, que des légendes sont nées autour du Pont du Diable.
« Au lieu-dit Pont Pierre sur la rive droite de la Dranse, non loin du Pont des Gorges du diable, en bordure de vieux chemin reliant le Jotty et le Cruet, se dresse un grand rocher qui porte en creux les empreintes de certaines parties du corps du diable. On raconte que le diable voulait détacher ce rocher de la montagne en le portant sur ses épaules à la manière d’une charge de foin, mais qu’il ne put y réussir. Les empreintes géantes qu’il laissa sont celles de sa tête et celles de ses poings fermés au bout de ses bras tendus. Le diable voulait jeter ce rocher dans la Dranse ; n’y réussissant pas, il se rabattit sur un rocher plus petit qui constitue l’actuel pont naturel du diable et enjambe la Dranse sur la limite des communes de la Forclaz et de la Vernaz. »
